Apprenez à partager

Bébé jouant

Imaginons la scène suivante: nous sommes sur la plage, avec notre fille de 2 ans et demi et un ballon, un seau et quelques pagaies.

Un garçon du même âge s'approche, intéressé par le bal de notre fille. Il fait un geste pour le prendre mais son propriétaire légitime n'est pas disposé à le partager. Alors presque certainement, certains adultes proches diront ou du moins penseront que "tu dois apprendre à partager ».

Mais sommes-nous sûrs qu'il en est ainsi? Devez-vous apprendre à partager? La générosité est-elle apprise? Voulons-nous que notre fille partage parce que nous le lui imposons ou parce qu'elle est née pour le faire?

Nos enfants ils peuvent apprendre à partager si nous leur apprenons par l'exemple. Et nous pouvons aussi avoir confiance que le moment venu, ils le feront parce qu'ils en ressentent le désir. Parce que ce faisant, ils élargiront leurs relations avec d'autres enfants.

Les enfants de moins de 3 ans ne comprennent pas ce qu'est le partage. Ils ne savent pas ce qu'est la propriété privée, ils ne comprennent pas le sens de «la vôtre». Pour eux, tout est «à moi».

Jeu de partage

Non pas parce qu'ils sont égoïstes, mais parce qu'ils traversent une période de leur développement marquée par la égocentrisme. Le monde tourne autour d'eux. Le soleil se lève parce qu'ils se réveillent, la lune, parce qu'ils s'endorment. Tout est «à moi», ils ne comprennent pas qu'il peut y avoir quelque chose qui ne leur appartient pas.

Et en sera-t-il toujours ainsi? Ne partagerez-vous jamais rien? Devrions-nous faire quelque chose pour surmonter cet égocentrisme?

Ce n'est pas nécessaire. Cet égocentrisme vous dépassera par la maturation. Il viendra un jour, vers l'âge de 3 ou 4 ans, où il se rendra compte que partager ses objets avec d'autres enfants ne signifie pas qu'ils les perdent, mais que de cette manière, les possibilités de compagnie et de jeu sont élargies. De manière authentique, sans qu'aucun adulte ne dise «il faut apprendre à partager».

Les enfants sont généreux, mais ils ont besoin de nous pour leur donner du temps, pour respecter leur propre rythme individuel de maturité.

La vraie générosité est un sentiment qui naît, pas une imposition éducative.